Autres sites de mémoire

D’autres espaces de mémoire liés aux événements qui se sont déroulés depuis 1931 ont été récupérés dans la comarque. À l’initiative de leurs municipalités respectives et avec l’aide de la Generalitat de Catalogne, ils font partie du Réseau des espaces de Mémoire de Catalogne que coordonne le Mémorial Democràtic.

Alins, territoire de frontière

Dans la commune d’Alins de Vallferrera, nous pouvons trouver différents endroits signalisés. Cette commune, bien qu’elle n’ait pas connu de combats pendant la guerre civile, accueillait les troupes républicaines et la population civile évacuée des villages voisins comme Tírvia ou Ribera de Cardós. Après la Guerre civile, elle a joué un rôle important lors de l’arrivée sur le territoire espagnol des maquis antifranquistes en octobre 1944. À Tor, Noris et Alins, eurent lieu d’importants affrontements entre les maquisards, la Guardia Civil et l’armée.

Quatre endroits ont été signalisés. À Alins, il est fait référence au contexte général de la frontière, de la Guerre civile, de l’après-guerre et à la Deuxième Guerre Mondiale ; à Norís, on parle de la fortification des Pyrénées après la Guerre civile car aux environs du village furent construits différents éléments de l’Organisation de Défense des Pyrénées. Enfin, à Virós, on parle de l’approvisionnement et des constructions républicaines, pendant le déroulement de la Guerre civile, sur ce territoire. Une quatrième signalisation, située près du refuge Vallferrera, souligne le rôle du refuge comme lieu de passage du Batallón de Montaña Pirenaico qui, après avoir combattu à la Bataille de l’Èbre et sur le Front de Pallars, s’y installe, en 1939, pour préparer son retrait vers la France.


Les sites en Alt Àneu

Itinéraire à travers les différents lieux de répression situés dans la commune d’Alt Àneu. Il s’agit d’espaces où l’armée franquiste a assassiné plusieurs habitants de la Vallée d’Àneu.

Deux plaques sont situées à Sorpe, l’une dans le Prat de Giranto où trois personnes de Valencia d’Àneu ont été tuées et la seconde dans le Prat de Fuster où dix habitants d’Isavarre, Boren et Àrreu ont été assassinés. Les fouilles réalisées en 2020 au Prat de Fuster, s’inscrivant dans le Plan de Fosses du Département de la Justice de la Generalitat de Catalogne, à travers la Direction générale de la Mémoire démocratique, ont débouché sur la localisation des corps.


Le chemin de l’exil à travers le port de Salau (Alt Àneu)

Dans la commune d’Alt Àneu, un itinéraire transfrontalier a été balisé. Il est appelé « Chemin de l’exil du port de Salau » et rappelle l’exil que les habitants d’Alòs d’Isil ont vécu dans les derniers jours de mai 1938. Un moment d’incertitude et de peur dans la région car les troupes franquistes avaient déjà tué de nombreuses personnes dans les communes de l’Alt Àneu, Llavorsí et Sort. Lorsque ces personnes arrivaient du côté français, elles étaient conduites à Seix puis à Saint-Girons et Clermont-Ferrand.

Sur les panneaux, on trouve des références à Alòs d’Isil, au refuge du Fornet et au port de Salau. Même à port de Salau, symbole depuis longtemps du jumelage occitan-catalan, avec la traditionnelle « Pujada » qui a lieu chaque premier dimanche d’août, le Mémorial démocratique a installé une signalisation pour renforcer son rôle de liaison entre le Pallars et le Couserans.


Camí de la Llibertat (Alt Àneu)

L’anomenat “El Camí de la Llibertat” discorre per una de les rutes utilitzades pels fugitius de la Segona Guerra Mundial, a través del port de la Pala de Clavera.

S’ha instal·lat senyalització al mateix coll, a la cabana de Clavera, al pont de Perosa, al refugi Fornet i a Alòs d’Isil. Aquesta ruta que va adquirir protagonisme atès que els passos més habituals com el que discorria pel port de Salau van ser especialment vigilats per les forces d’ocupació nazi que, fins i tot, hi van destinar una dotació de vigilància permanent des de l’any 1943. Aquest itinerari havia estat igualment recuperat des del costat francès per l’associació “Le Chemin de la Liberté” amb seu a Sent Gironç (Arieja) que hi organitza des de l’any 1994 una travessa commemorativa cada segon cap de setmana del mes de juliol que comunica Seix amb Esterri d’Àneu.


Frontière et bunkers dans le village de La Guingueta d’Àneu

Itinéraire qui longe le barrage de La Torrassa et qui suit les vestiges des bunkers de l’Organisation de Défense des Pyrénées construits à La Guingueta d’Àneu. Les quatre bunkers pouvant être visités appartenaient au centre de résistance numéro 76 et ont été construits entre 1947 et 1952.

Au début du parcours, il est fait référence au rôle des vallées d’Àneu comme lieu de passage pour des centaines de personnes fuyant l’Europe occupée par les nazis. Parmi elles, en 1944, un groupe d’aviateurs alliés cachés dans une « borda » de la famille Soldevila qui avait des liens avec le réseau d’évacuation Pat O’Leary, un des plus importants de ceux qui opéraient dans les Pyrénées.


Le front de guerre dans la zone de Biuse (Llavorsí)

Il s’agit d’un itinéraire qui parcourt la ligne défensive de Biuse occupée par l’armée franquiste. L’itinéraire suit les positions défensives de la première ligne où vous pouvez voir de vastes tranchées, des postes de tir, des tranchées couvertes, des aires de repos, des nids de mitrailleuses ou des chemins couverts. Le point culminant de la route, connu sous le nom de Castelleta, était le plus fortifié de la région, on peut y voir plusieurs casemates et points de défense.


Cimetière du village de Montardit de Baix

Au cimetière de Montardit de Baix, se trouve une fosse où furent enterrées 19 personnes de la région, assassinées par les troupes franquistes, en mai 1938.

En son temps, à l’initiative des familles des victimes, une stèle contenant les noms et les lieux d’origine de chaque personne a été placée à l’intérieur du cimetière. Des années plus tard, en 2012, à l’initiative du Conseil régional du Pallars Sobirà, la Mairie de Sort et le Memorial Democràtic, un panneau d’information a été installé, à l’extérieur du cimetière.


Chemins de la Guerre civile dans la commune de Rialp

Pendant la guerre civile espagnole, l’arrêt du front le long de la rivière Noguera Pallaresa entraînera la fortification de la plupart des positions et certains endroits deviendraient des champs de bataille.

Dans les environs de Roní (commune de Rialp), trois itinéraires représentatifs de la présence du front à cet endroit ont été tracés. Nous pouvons y découvrir plusieurs éléments de l’archéologie de guerre aussi (tranchées, abris, constructions à la pierre sèche et refuges) et les chemins qui conduisaient aux postes de la Cassoleta et Pedres d’Auló.

Les sentiers balisés sont : Chemin de la Cassoleta (route de 800 mètres qui traverse les vestiges des infrastructures défensives de la guerre civile), Chemin del Comboi (route de presque cinq kilomètres, tout au long du chemin que l’armée franquiste utilisait pour transporter des fournitures vers la première ligne du front) et Itinéraire de la Bataille de les Pedres d’Aulò (route qui relie le village de Roní et le secteur de la Cassoleta).


Les bunkers de la ligne de défense des Pyrénées dans la vallée de Cardós (Ribera de Cardós)

En 1939, lorsque la guerre civile n’était pas encore finie, Franco ordonna de fortifier les Pyrénées et planifia la construction de plus de 10 000 bunkers. Les justifications de ces coûteuses constructions étaient diverses : en 1939, pour empêcher un retour des républicains ; pendant la Deuxième Guerre mondiale, pour arrêter une possible intrusion allemande ou alliée ou encore du maquis.

Dans les environs de Ribera de Cardós, on peut visiter diverses constructions de cette ligne fortifiée. À travers un parcours balisé qui part du Punt d’informació de la Guerra Civil i la Postguerra à la Vall de Cardós, nous pouvons visiter les bunkers suivants dans le village dans un environnement de grande valeur naturelle et culturelle.


Point d’information de la guerre civile et de l’après-guerre dans la vallée de Cardós (Ribera de Cardós)

La vallée de Cardós a été l’un des endroits prépondérants des différents conflits militaires qui ont eu lieu dans les Pyrénées et leurs environs au XXème siècle. Le Point d’Information de la Guerre civile et de l’après-guerre situé à Ribera de Cardós fait connaître ces faits et les éléments patrimoniaux conservés.

Pour ce qui est de la Guerre civile espagnole, on y raconte l’arrivée de l’armée franquiste dans la vallée, la stagnation du front et la répression exercée par les militaires insurgés qui provoqua l’exil de beaucoup de ses habitants.

Le rôle de la vallée comme zone de passage pour tous ceux qui fuyaient l’Europe occupée par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale y est souligné, et ainsi que des bunkers que le régime de Franco fit construire dans les Pyrénées pour fortifier la frontière après la fin de la guerre civile, dont on conserve un échantillon remarquable dans la vallée de Cardós.


Cimetière de Romadriu

Nombreux soldats ayant perdu la vie dans les combats qui eurent lieu dans la région entre mai et décembre 1938, période pendant laquelle le front de guerre s’est arrêté entre les comarques du Pallars Sobirà et de l’Alt Urgell, furent enterrés au cimetière du village de Romadriu. Un panneau apposé sur le mur de l’église rappelle la présence des soldats du Xe Corps de l’Armée républicaine.


Hommage à Generosa Cortina (Son del Pi)

Une plaque a été installée sur la maison de Generosa Cortina Roig (Son del Pi, 1910-Toulouse, 1987) pour rendre hommage à cette femme de la résistance catalane qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, collabora avec plusieurs réseaux d’évacuation alliés. Generosa fut détenue par la Gestapo et déportée au Camp de concentration de Ravensbrük.


Centre républicain catalan de Sort

Un panneau situé sur le trottoir en face de l’ancien Centre républicain catalan, à Sort, nous rappelle l’histoire de ce bâtiment construit par les membres du Centre et qui a été inauguré en 1934 par le Président de la Generalitat de Catalogne, Lluís Companys. Pendant la Guerre civile, il a hébergé un hôpital militaire, et a rempli plusieurs fonctions jusqu’en 2010, année où il a été aménagé en Centre civique.


Le Chemin des lacs de l’exil (Tavascan)

C’est un itinéraire qui se déroule entre le village de Tavascan et le Port de Tavascan (Marterat, en France), à la frontière française. Il s’agit d’un itinéraire d’une grande valeur historique, cette route ayant été utilisée au cours des siècles par les habitants de la Vallée de Cardós et du département français de l’Ariège.

Pendant la Guerre civile et après, le Port de Tavascan a été le témoin de la fuite de personnes de part et d’autre de la frontière : des républicains qui partaient vers la France, sur le chemin de l’exil, et ceux qui fuyaient le nazisme et la Deuxième Guerre mondiale et cherchaient refuge dans l’Espagne franquiste. Ce fut également la porte d’entrée des maquisards en octobre 1944.


Tírvia. Destruction et reconstruction d’un village adopté par le « Caudillo »

Tírvia fut la ville la plus touchée par les combats et les bombardements survenus après l’occupation de la région par l’armée franquiste. 90 % de ses bâtiments furent touchés. À la fin de la guerre, l’État prit en charge sa reconstruction.

Un itinéraire urbain montre les effets sociaux et économiques de la destruction du village et les témoignages urbanistiques et architecturaux de la reconstruction.


Itinéraire du « Cuco » (Vallée de Cardós)

Itinéraire partant de Ribera de Cardós qui nous mène au fortin du Cuco. Le parcours peut s’effectuer dans son premier tronçon en voiture, ensuite on doit suivre à pied un sentier menant au fortin. Dans la partie initiale, vous pouvez visiter une construction connue sous le nom de « Bâtiment des Militaires » utilisé par les militaires restés dans le village à l’Après-guerre.

Le Cuco, situé stratégiquement entre la Vallée de Cardós et les Vallées d’Àneu, fut occupé par l’armée franquiste en raison de sa situation privilégiée qui lui permettait de surveiller la Vallée de Cardós restée sous contrôle républicain. Dans cet endroit, se trouve encore une structure fortifiée circulaire rattachée à une longue tranchée. Juste avant votre arrivée, vous pourrez visiter un intéressant réseau défensif qui comprend des tranchées, des puits de tir et des abris pour le repos.


Les fortifications de Vilamur

Récupération archéologique et panneau informatif sur les vestiges de guerre près du village de Vilamur, dans la Vallée de Siarb. Il s’agit de bunkers, tranchées, et puits de tir utilisés par l’armée franquiste près des limites avec la comarque de l’Alt Urgell très éprouvée par l’aviation républicaine en mai 1938.