De prison à « Prison-Musée Chemin de la Liberté »

Le 15 juillet 2007, a été inaugurée la « Prison-Musée Chemin de la Liberté », située dans l’ancienne prison de la circonscription judiciaire de Sort, qui veut garder vivante la mémoire des épisodes vécus par les exilés qui ont traversé les montagnes des Pyrénées pour fuir l’Europe occupée par les nazis.

Le musée est né avec un but scientifique, informatif, éducatif et culturel, et pour dynamiser la municipalité qui l’accueille. Ainsi, il vise à attirer plusieurs publics (local, national, international) intéressés par ces événements, par l’histoire personnelle des exilés, par les faits de guerre en général, ou par la culture de la paix. Ce lieu appartient au Réseau des Espaces de Mémoire du « Memorial Democràtic de la Generalitat de Catalunya » et il constitue un point de référence des itinéraires « Poursuivis et Sauvés » de la Diputació de Lleida.

Le projet de Musée a débuté en 2001 avec la signature d’un accord de coopération transfrontalière dans le cadre légal du traité de Bayonne signé le 10 mars 1995 entre le Royaume d’Espagne et la République française relatif à la coopération transfrontalière entre collectivités territoriales selon la convention-cadre européenne sur la coopération transfrontalière des collectivités locales du 21 mai 1980. À la suite de cet accord, a été constitué un groupe de travail pour étudier des questions d’intérêt commun et formuler des propositions de coopération en accord avec les intentions des municipalités de Saint-Girons (Ariège, France) et de Sort.

La première action étant la réalisation d’un projet intitulé « Le Chemin de la Liberté. La frontière des Pyrénées 1936-1945 », la recherche des aides de la Communauté européenne correspondant aux initiatives communautaires en termes de Culture et INTERREG-III. arallèlement à la présentation du projet et une fois que celui-ci s’est inscrit dans le programme INTERREG-III, plusieurs actions ont été programmées jusqu’à la création de la « Maison du Chemin de la Liberté », à Saint-Girons, et de la « Prison-Musée Camí de la Llibertat », à Sort. Le musée de Saint-Girons dévoile l’histoire des réfugiés des Pyrénées et des réseaux qui ont aidé des milliers de personnes à fuir le nazisme et à rejoindre l’armée alliée au nord de l’Afrique.